mercredi 30 janvier 2008

Récits vénitiens


"Récits vénitiens" Henri de Régnier
Collection L'Ecrivain Voyageur
La Bibliothèque


Les carnets de voyage sont de jolies lectures pour les contemplatifs, des voyages intérieurs qui éblouissent l'âme. Peu importe, vicissitudes de l'existence ou agaceries du quotidien, ouvrir un carnet, c'est s'élever au delà des contingences...

L'écrivain est un compagnon de voyage merveilleux. Henri de Régnier nous dévoile une Venise intime, lumineuse et magique comme il l'a vécue.
"Venise est peut-être la ville où l'on a le moins besoin d'amour. Les plus belles aventures que l'on puisse y avoir, on les a avec soi-même"

Lire quelques pages et s'endormir sur de belles images...

20 commentaires:

  1. C'est bien ce que je disais. Tu parles extrèmement bien de tes lectures.

    RépondreSupprimer
  2. Il a écrit aussi (mais le livre n'est plus édité je crois) "esquisses venitiennes" ...
    un petit bout :
    Dites : "Venise", et vous croirez entendre comme du verre qui se brise sous le silence de la lune.... « Venise », et c'est comme une étoffe de soie qui se déchire dans un rayon de soleil... "Venise", et toutes les couleurs se confondent en une changeante transparence... N'est-ce pas un lieu de sortilège, de magie et d'illusion ?

    Bonne journée Léna

    RépondreSupprimer
  3. Pourquoi est-ce que l'Italie a cet effet la, qu'est-ce qui fait qu'on puisse en tomber aussi amoureux?

    RépondreSupprimer
  4. Gracianne, la langue déjà nous emporte, le climat est doux, les murs colorés. Tout y est sensualité (au sens littéral du terme évidemment). J'ai cru comprendre que tu y as vécu non ? moi aussi, en bonne amoureuse.....

    RépondreSupprimer
  5. Si j'osais, je te demanderais de commenter ta photo. Et puis non : il ne pouvait être meilleur emplacement pour ce livre. Le hasard ? L'instinct ? C'est drôle mais, sur un banc sous un tilleul, ce livre n'aurait pas eu sur moi le même impact. Et je l'aime déjà. Merci à Ariane aussi pour son délicieux commentaire.
    Oups, c'est quand même bizarre ces sensations à la fois diffuses et si nettes lorsqu'on me parle "d'Italie"...

    RépondreSupprimer
  6. Un bien joli compliment,Bellesahi, mais si peu mérité! Quelques impressions, beaucoup de subjectivité...Et voilà!
    Je ne sais pas si pour vous c'est pareil, mais le vrai libraire, pas simplement un marchand de livres, qu'est-ce qu'il me manque...

    Ariane, voilà que je n'aurais de cesse de le trouver, c'est malin...;-)))Des mots comme des perles, j'en soupire d'aise. Merci

    Gracianne, l'Italie sait nouer des liens particuliers avec celui qui accepte de se laisser faire. Tu le sais pour y avoir vécu.
    Ma première rencontre avec Elle, j'avais treize ans, un séjour dans une Italie rurale, entre l'Ombrie et les Marches, et une fascination pour la lumière intense et dorée. Je découvrais la Beauté, les mots qui chantent, tel un opéra, les vieilles pierres, vestiges bouleversants, le soleil qui se couche derrière de douces collines en frôlant les épis de blé, la générosité de nos hôtes, l'authenticité de la table, la joie festive des "sagre".
    Des impressions vivaces qui reviennent à la surface à la moindre évocation...

    Sur le banc sous le tilleul, il y a sur un plateau, le thermos de thé, "Jardins des Champs" de Mark Brown, paysagiste anglais, qui crée de délicieux jardins naturels en s'amusant avec les couleurs de l'aube, un sécateur et un florentin à partager...C'était hier...

    RépondreSupprimer
  7. Moi j'ai la chance d'avoir un vrai libraire. Celui qui lit les livres, qui les aime, celui qui transmet sa passion. Et là où j'ai vraiment de la chance c'est que mon libraire est aussi mon ami.
    http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2007/01/05/3606209.html#comments

    RépondreSupprimer
  8. Se marier a un libraire, c'est ca la solution :)
    Un pays sensuel Ariane, je crois que tu as mis le doigt dessus.
    La premiere fois Lena, j'avais 8 ou 9 ans, c'etait dans la regions des lacs, Lago Maggiore, Lago Di Como, si lumineuse et romantique. Mais pas encore tout a fait l'Italie, c'est une region de frontieres. J'ai passe l'anniversaire de mes 15 ans a Florence...coup de foudre, de ceux qu'on a a 15 ans.
    Ah, j'arrete, sinon je vais vous raconter ma vie. Rien que d'en parler, j'en ai une boule dans la gorge, il faut que j'y retourne, sans faute.

    RépondreSupprimer
  9. Le libraire étant d'une espèce en voie de diparition, choie le, chéris le... je reconnais, Bellesahi, c'est un bon plan...

    On aime t'entendre parler de ta vie, Gracianne. Ton coup de foudre pour Florence à quinze ans me ravit, nous avons offert trois semaines en Toscane à notre fée pour ses quinze ans. Il y a peu, elle en a parlé les yeux plein de lumière...Si elle peut garder, comme toi, cette émotion intacte...

    RépondreSupprimer
  10. Non ce n'est pas un bon plan c'est un ami et cela donne de belles discussions autour d'une table lors d'un repas. Et quand je vais à la librairie cela dure bien souvent une heure !!

    RépondreSupprimer
  11. Ah, d'accord, mais c'est très bien; un libraire à sa table, il ne manque pas de conversation, j'imagine...

    Une librairie, c'est un endroit où on aime prendre son temps. Ici depuis que la meilleure a fermé, je m'adresse à Dame Amazon, qui fait son métier avec efficacité, mais sans âme. Dans ma petite ville, Hachette et un grand groupe viticole ont créé un agréable espace autour des livres et la vigne, l'Athenaeum, très spécialisé en cuisine, irrésistible...En littérature le choix est plus réduit, mais bien pensé.

    J'aime passer de temps à autre sur le blog "la litote en tête" la vie d'une librairie comme on les aime http://litoteentete.blogspot.com/

    RépondreSupprimer
  12. Gracianne, j'ai connu les mêmes émois que toi et au même age. C'était à Parme. De là, j'ai choisi Italien en LV1, je l'ai gardé en LEA et j'ai fait mon stage de fin d'étude à Milan, le reste de l'histoire a suivi..... non non, je ne raconte pas ma vie. ma ancora si...

    RépondreSupprimer
  13. Lena, à Aix il y a encore des librairies et je résiste avec elles contre la FNAC ! nah !

    RépondreSupprimer
  14. Tu m'étonnes...si j'en avais la possibilité, je résisterais aussi! :)
    Ils leur faut des clients, c'est aussi simple que ça...et très compliqué, parce qu'il est leur est impossible d'être aussi efficace que ces géants.

    RépondreSupprimer
  15. Ohhhh zut, Léna, trois fois zut ! Il est 19:04 et je suis sur le site de ta Litote depuis 17:45. Avec tout ce que j'ai à faire...
    (oui bon, merci même si je me suis laissé happer. Elle est marrante et j'ai vu qu'elle aussi, le mot "bigoudi" l'amusait :-))

    RépondreSupprimer
  16. Louise (Gato Azul)2 février 2008 à 19:18

    La première (et seule fois) c'était quand j'avais 17 ans et c'était Florence, puis Livourne. Je ferme les yeux et je vois toujours le 'hard edge' du haut des maisons sur le ciel bleu de Toscane, les ruelles étroites autour de la Cathédrale, le marché où on trouvait des gants de cuir si fins... au détour d'une ruelle, on débouche sur une petite place avec une fontaine... y retournerai-je un jour? Amazon, j'oublie toujours, mais c'est d'un pratique car on y trouve toujours ce qu'on cherche, mais ce n'est pas un reflexe. Pour moi, la librairie idéale est celle qu'on trouve dans le Quartier Latin à Paris... on a l'impression d'entrer dans l'antre du Savoir. Chapters, à Montréal, a 'innové'... des fauteuils confortables sont parsemés ici et là dans des recoins et on peut se prendre un latté et bouquiner... pendant des heures. Beau billet, Léna. Bon WE... moi, je bosse.

    RépondreSupprimer
  17. Chat Bleu, l'Italie, c'est pour beaucoup une vraie rencontre, tu le dis si justement, il suffit de fermer les yeux...La puissance d'évocation est immense, un mot, une image, et on est submergé d'émotions...
    Les bibliothèques-salon de thé, un concept qui me plairait...

    Regardeuse, c'est bon de "perdre" du temps ainsi...Comme toi, je dis souvent zut, trois fois zut quand je lève les yeux de l'écran ;-)))

    RépondreSupprimer
  18. Tss tss, la meilleure librairie de France est à Toulouse et s'appelle Privat. La preuve ? Vous rentrez le front plissé "bonjour, je ne connais ni le titre ni l'auteur ni l'édition ; c'est un livre qui est sorti il y a dix ou douze ans ; c'est l'histoire d'un homme qui était veuf et qui...". Et là elle vous coupe la parole "Je sais ce que vous cherchez".

    Il y a des rayonnages partout autour de nous, un plancher en bois patiné, des escaliers qui tournent, des tabourets. Ca sent bon en plus. Lorsqu'on en sort, on a toujours l'impression de revenir d'un voyage hors du temps et ça change les heures qui suivent.
    J'aime d'amour cette librairie (et je trouve Amazon incroyablement pratique. Ca ne se dit peut-être pas, tant pis).

    RépondreSupprimer
  19. Merci Lena sous le figuier de lire le blog et de nous appeler "des libraires comme on les aime"...
    Je suis pour le chouchoutage des libraires indépendants.
    Le métier est de plus en plus difficile. Les sites de livres en ligne nous plumeront et pourtant je reconnais le côté pratique, parfois plus rapide et indispensable en l'absence de librairies dans certaines régions.
    Comment chouchouter à notre tour mieux nos clients?
    Bonne soirée, Lena et les chères lectrices.
    Tant que vous serez là...
    Co, tête de litote

    Librairie Litote en Tête
    17, rue Alexandre Parodi
    75010 Paris
    Métro Louis Blanc

    RépondreSupprimer
  20. Je suis émue, mais émue, la litote ici... et la maison qui n'est même pas rangée! Vite, vite j'enlève mon tablier, souffle sur la mèche rebelle devant les yeux, TROP TARD!!!
    Quand est-ce que je trouverais le temps de monter à Paris?

    RépondreSupprimer