jeudi 29 octobre 2009

Miel, ambre, orangé, l'automne se décline


Le Carrot Cake est déjà loin, bien d'autres ont embaumé la maison depuis.
Chaque jour, je pense au billet que je souhaite écrire et les jours passent...mauvaise conscience...

Trois semaines sans connexion, d'abord ce manque insupportable et la sensation d'être plus isolée, loin, loin du monde, de vous toutes...puis d'autres repères, on retrouve du temps, celui après lequel on court...alors un bien pour un mal, j'ai beaucoup rangé, débarrassé, ma dîme salutaire à The Simple Life...Cette fois j'ai même su jeter des souvenirs du passé...de ceux qui plombent...il y en a encore, mais je ne désespère pas.

Pas trouvé le temps ou l'envie de lire! "Bonbon Palace" un roman turque, toujours ouvert à la page 80, des vies hautes en couleurs dans d'improbables appartements d'un palais décadent, prometteur pourtant...

J'ai compoté des pommes par centaines. La petite reinette "Royal d'Angleterre" a donné une première vraie récolte, pas un gramme de sucre rajouté, juste un peu d'eau et elle se défait en un tourbillon couleur miel dans une délicieuse odeur de pomme des champs, sucré et juste un peu acidulé, un bonheur!

Des pommes juste un peu compotées tant qu'on veut dans un plat à gratin

la pâte à crumble:

100g de farine
100g d'amandes en poudre
100g de sucre roux
le zeste d'un citron bio
100g de beurre en dés


Je mélange les poudres puis du bout des doigts, j'amalgame prestement ce mélange au beurre.
Je dépose les grosses miettes obtenues sur les pommes et enfourne à 180°-th6 pour 30 minutes. Servi chaud, c'est un joli dessert d'automne qu'on peut accompagner de crème anglaise ou d'un nuage de crème fouettée pour les plus gourmands.



La connexion est rétablie, le flux reprend tout doux. Merci à vous tous qui passez ici sans prendre ombrage de ce qui pourrait ressembler à de la désinvolture, mais qui n'est pourtant que l'emprise de l'autre vie...

samedi 12 septembre 2009

Carrot cake for Brooklyn follies


Je manque de temps comme trop souvent. Après avoir installé un garçon à l'autre bout de la France, on s'occupe de la petite fée, qui dispose maintenant d'un studio presque en face de son lycée. J'aime que ce soit cosy alors j'harmonise...jusqu'au Carrot cake qui accompagne le "Brooklyn follies" de Paul Auster qu'elle étudie en cours d'anglais...


Vous avais-je dit que, dans le genre optimiste...trop?...j'ai adoré! N'en doutez pas, c'est un Paul Auster dans la tradition, trop facile pour certains, pour moi...mon préféré, le plus touchant, celui qui permet encore de croire en l'humanité!
Nathan Glass, la soixantaine désabusée, en rémission, n'attend plus qu'une chose, une fin silencieuse à sa vie dont le bilan lui semble tristement ridicule. Il n'imagine pas un instant que le meilleur est à venir. Une histoire réconfortante, New York comme on aime, trois hommes attachants, de beaux personnages féminins, des rencontres et des amitiés, de belles lignes sur Edgard Allen Poe et d'autres intéressantes références littéraires. Quand votre coeur palpite, quand votre sourire illumine jusqu'à vos yeux, alors là, quel enchantement Monsieur Auster! Et entre nous, un livre qui s'ouvre sur "I was looking for a quiet place to die."...moi, je craque.


Carrot Cake by Rose Bakery


4 oeufs
225 g de sucre en poudre, radapura pour moi
30 cl d'huile de tournesol
6 carottes de taille moyenne finement râpées
300 g de farine tamisée,
1/2 cuillerée de cannelle en poudre
le zeste d'un citron bio
1 paquet de levure alsacienne
1 pincée de sel
150g de noix hachées

pour le glaçage, si on veut...j'aime mieux sans!
100 g de beurre mou
200 g de fromage frais (carré frais ou st moret)
1/2 cuil. à café de vanille liquide -3 gouttes d'huile essentielle bio de clémentine pour moi-
50 g de sucre glace

Four à 180°C th6
Je bats les oeufs et le sucre pour rendre le mélange mousseux,
je verse le verre d'huile et mélange encore.
Puis j'ajoute la farine mêlée à la levure, la cannelle, le sel, le zeste puis enfin les carottes et les noix.
Je remplis deux moules à cake au 3/4
Je glisse au four pour 45 mn
je laisse refroidir dans les moules
Pour le glaçage, je fouette le fromage et le beurre, puis j'ajoute le sucre glace et l'arôme choisi.

J'avais égaré ma vieille recette so délicious but...heavy...too much butter...j'ai tenté ce que je trouvais sur le net ou dans les magazines...sans être convaincue! Et j'ai acheté le livre des recettes du Rose Bakery pour ce cake. J'aime...ce sentiment que chaque bouchée vous fait vraiment du bien. Pas une once de culpabilité à l'heure du thé. Chapeau bas Rose! Votre succès est amplement mérité! Votre philosophie du moins sucré, sain, simple et bon, est une réussite. Les soupes aussi, sont délicieuses, les tartes aux légumes...Oooooh et la tarte aux noix! Oui, la tarte aux noix!!!

jeudi 3 septembre 2009



Joli chemin, peu importe que le compteur tourne, les années ensoleillées ne marquent pas, alors je t'en souhaite une belle et lumineuse! Bises

dimanche 30 août 2009

Un amour de tarte aux prunes...


Certains dimanches, il n'y a que la terrasse qui paresse au soleil...dans la tête, un air de rentrée bouscule les envies d'insouciance...
pour moi, une reprise en douceur malgré les absents qu'on remplace à son tour...mais pour les autres, les plus jeunes, c'est le dernier week-end pour se retrouver, pour discuter, chahuter avant leur migration d'automne, ils partiront avant les guêpiers pourtant les plus pressés et laisseront derrière eux un voile de tristesse, cette nostalgie qui accordera notre humeur au tempo de l'automne. Certes les promenades dans la lumière dorée pour récolter les pommes, cueillir les baies, rentrer le bois, participer à la fièvre des vendanges et toutes ces choses à faire pour préparer douillettement la maison et le jardin à l'hiver atténueront cette sensation de vacuité...Une petite suite en ré mineur...

Dans la douceur du petit matin, la récolte de prunes a été disputée aux frelons...

Alors entre confitures et compotes, un amour de tarte aux prunes, pas tarte pour un sou! Ce plaisir quasi charnel de humer l'odeur du fruit qui confit dans cet éblouissant staccato épicé! Les mains dans la farine participent au plaisir...


250gr de farine Bio type 65
125gr de beurre froid en petits cubes
60gr de sucre glace
le zeste d'un citron
1 gros oeuf légèrement battu
1 cuillerée à soupe de crème fraîche épaisse

100gr de spéculoos émiettés
des prunes, là les quetsches sont les meilleures
un peu de cannelle et une cuillère à café de sucre brut

Je mélange la farine et le sucre glace, j'ajoute le beurre froid. Du bout des doigts, j'incorpore le beurre en frottant les petits cubes avec le mélange farine-sucre pour obtenir des miettes grossières. Sans trop insister! Avec une fourchette, je mélange rapidement l'oeuf battu et le zeste, je forme une boule que je filme et entrepose au froid une heure ou plus.

Je prélève la moitié, l'étale finement sur une feuille de cuisson et habille un moule à tarte, la pique avec une fourchette, étale dans le fond les spéculoos émiettés et expédie le tout au frais le temps de chauffer le four th 6/7 ou 190° et de préparer les jolies prunes.

Ma belle-mère disposait les fruits ainsi...une manière généreuse de garnir une tarte avec le plus de fruits! Elle coupait la prune en deux puis elle entaillait chaque moitié aux deux tiers sans les séparer et les rangeaient debout. Il s'en souvient.
Je saupoudre la tarte de cette cuillerée de sucre brut mélangé à la pointe de cannelle et glisse au four pour 3/4 d'heure. Et bientôt s'élève cet air sucré et pénétrant qui les attire tous dans la cuisine!
Mais laissons la tiédir suffisamment pour que le jus sucré des prunes épaississe et que la tarte soit facile à partager...

jeudi 20 août 2009

Jolies récoltes et panzanella



Lorsque l'Uomo dépose fièrement sa récolte du matin sur la table près de la cuisine, j'applaudis...FORT,
j'immortalise...BIEN SUR
et me dis...Y-A-PLU-KA...

A midi, panzanella, notre plat favori quand il fait si chaud, haricots verts en salade, sardines et un melon sucré et parfumé

Et pour ce soir, soupe froide de concombre, charlotte d'aubergine et coppa grillée, pêches blanches et framboises.

Entre les deux, je décline l'art de la simplicité...avant la fin de l'été, mon petit monde sera peut-être plus zen...

Panzanella

C'est un équivalent toscan du gaspacho andalou. Autant de recettes que de familles...voici la mienne pour Clo et vous tous...

De belles tomates de jardin

Quelques tiges tendres de céleri tranchées

Du pain de campagne ou de la ciabatta rassis, sans la croûte et coupé en morceaux que je préfère faire dorer dans un peu d'huile d'olive, que je poudre ensuite d'origan et que je parfume avec l'ail

Des câpres au sel bien rincées
1 oignon coupé finement
1 gousse d'ail hachée
une bonne tasse d'herbes surtout du basilic
de l'huile d'olive et le jus et le zeste d'un demi-citron Bio

Je pèle et enlève les graines de mes tomates, les coupe grossièrement en morceaux. Je les mets dans une passoire et les sale plus qu'habituellement, mélange bien et les laisse dégorger une quinzaine de minutes. Le sel entraîne l'excédent d'eau des tomates, je ne récupère pas ce jus, les tomates seront encore suffisamment juteuses pour mouiller le pain.

Dans un saladier, je rassemble tous les autres ingrédients puis les tomates bien égouttées, je protège avec un film alimentaire et laisse reposer une demie-heure pour que les arômes imprègnent bien le pain. Au frais quand il fait très chaud et sinon à température ambiante!
(On m'a proposé cette salade faite avec du pain rassis imbibé par l'eau des glaçons qui fondent dans le saladier. Certes, c'est joli et rafraîchissant! Mais j'avoue que du pain mouillé d'eau glacée, ce n'est pas à mon goût...)

mercredi 19 août 2009

La canicule


38° le jour, 20° la nuit, sans clim, alors de petites recettes éprouvées pour météo éprouvante...

L'éventail en dentelle d'Espagne, pays qui sait ce qu'est "el calor" ou celui plus discret qui me vient de Chine, un pays qui s'y connaît en moiteur...et ne pas craindre le ridicule...
Boire de petites gorgées d'une eau glacée où s'exprime la feuille de verveine, de menthe ou une tranche de citron
Une vaporisation d'eau de Cologne sur les draps
S'asperger le visage et la nuque
Rouler les tapis et les oublier jusqu'en octobre
Marcher pieds nus sur la pierre ou les carrelages
Fermer les volets jusqu'à la nuit
Passer rapidement le jet d'eau sur la terrasse en soirée, deux en un, rafraîchir et nettoyer en ayant bonne conscience...
Déjeuner d'un gaspacho tomates-poivrons-pain rassis-huile d'olive-ail
Dîner d'un poisson froid nappé d'une sauce au fromage blanc fouetté avec le jaune d'un oeuf dur et plein d'herbes
Mettre en sorbetière un yaourt 0% mixé avec des fruits
Prendre des douches fraîches et rapides
Dormir la fenêtre ouverte
Ne pas se hâter

Et vous, vous faites comment?

mardi 18 août 2009

Cheesecake d'été


Les vacances heureuses n'ont pas d'histoire. Ou alors de toutes petites, de celles qui sentent bon le soleil, le temps qui s'écoule doucement, de la sieste près du jasmin et les volets qui repoussent la canicule, des longues soirées sous le ciel étoilé à jouer au scrabble ou au tarot, des vieilles photos qu'on retrouve au gré des petits rangements...elles ont aussi l'odeur citronnée de la verveine qui rend l'eau encore plus désirable, délectable, celle du basilic qui imprime sa marque à chaque plat d'été, celle du linge repassé à la fraîche, celle de l'ambre solaire de notre enfance distillée par la belle de nuit, mirabilis jalapa, sans laquelle notre jardin ne serait pas aussi estival.
Les rumeurs du monde restent au dehors pour un temps encore...


Le plus simple des cheesecakes:


pour huit gourmands mais pas trop
1 paquet de Speculoos
60g de beurre fondu
600g de fromage frais type Philadelphia ou St Moret
1/2 citron Bio
150g de sucre
2 oeufs

Je mixe les biscuits puis j'ajoute le beurre fondu. Je tapisse un moule amovible de ce mélange en remontant sur les bords.
Je pose au frais une heure.
Le fromage est fouetté avec le sucre, le jus et le zeste râpé du citron, j'ajoute les deux oeufs légèrement battus, mélange et verse sur la pâte refroidie.
Je glisse au four chaud (200°) et mais baisse le thermostat à 180° pour 50 minutes.
Je le laisse refroidir puis lui permets de reposer 3h au frais.

Je sers avec un coulis de fruits rouges ou comme ici les mirabelles du jardin d'Agathe, juste plongées dans un caramel blond.