Affichage des articles dont le libellé est lectures. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lectures. Afficher tous les articles
lundi 28 décembre 2015
"Ne plus lire depuis longtemps..."
"Ne plus lire depuis longtemps, c'est comme perdre un ami important..."
Proverbe chinois
Une phrase qui me parle...
Oh ces box faites de tout et souvent de n'importe quoi! Et pourtant celle ci semble faite pour moi, un livre hors des sentiers battus, un thé rare, une gourmandise... une jolie pause en somme... Ce mois ci, je découvre un roman islandais, juste mon envie du moment, après avoir terminé "Mes seuls dieux" beau voyage en huit étapes douces amères au cœur de la bourgeoisie indienne. Merci Marjorie d'avoir créé ce joli concept et de vous impliquer autant! Chez Exploratology
vendredi 21 juin 2013
4trine est dans les temps...
![]() |
| Joanna and Sean, Dalston Boys Club in East London, 2013 by Helen Rimell |
Si 4trine les mots des anges ne l'était pas, nous aurions attendu le N°18, encore et encore parce que ce qu'elle réalise rend hommage à des personnes qui rendent notre monde plus grand, plus humain, plus émouvant, plus passionnant...
Merci à elle
dimanche 16 juin 2013
| Rose Cardinal de Richelieu |
"Doucement, très doucement, elle tire la porte derrière elle. Sur la pointe des pieds, elle traverse le patio immobile dans le clair-obscur.
Instants volés de ses rencontres secrètes avec la mer.
Tout de suite, dans l’air qu’elle respire, le bonheur. Un bonheur tout rose, avec de petits nuages blancs qui courent, là-bas, au ras des collines sombres.
Debout sur la première marche, elle se laisse d’abord pénétrer par le flux des sensations qui affleurent sur sa peau en un lent frissonnement.
Il suffit de descendre pour retrouver la plage.
Le sable sous ses pieds nus se dérobe en un picotement subtil tandis qu’elle avance sur le rivage désert aux couleurs incertaines.
Devant elle, la mer encore embrumée retrouve presque timidement ses marques, se dégage difficilement des bras de la nuit.
Nadia avance. Elle salue le jour naissant comme au commencement du monde. Elle est seule. Plus seule et plus libre qu’elle ne l’a jamais été. Et elle court maintenant, les bras étendus,rêve d’oiseau qui fendrait l’espace sans que rien ni personne ne puisse le retenir. Ses cheveux dénoués volent autour d’elle, viennent gifler son visage offert. Le bas de sa jupe, mouillé par le frôlement blanc des vagues, se fait lourd, entrave sa course folle. Encore, encore un peu plus loin ! Jusqu’aux rochers ! Jusqu’aux frontières du raisonnable, là où se brisent tous les élans ! Elle ne peut pas aller plus loin."
Au commencement était la mer, Maïssa Bey
Ces quelques lignes m'ont incitées à voir par là! La découverte fut belle.
Au commencement était la liberté. Mais c'était sans compter sur ce besoin viscéral d'asservir, le moteur impitoyable d'une partie de l'humanité...
Fort, désespérant, bouleversant.
mercredi 5 octobre 2011
rosa candida
Candide et fragile, ce jeune homme qui quitte sa maison pour restaurer la roseraie d'un monastère lointain et isolé
Le souvenir de sa mère aimée et leur lien si particulier comme un fil rouge
Le père attendrissant et pataud, un frère autiste
Un moine cinéphile au discours savoureux
L'enfant tendre qui modifie le chemin de la vie
Une quête tranquille, l'apprentissage de la paternité
Un fatalisme serein
Les éléments d'une fable poétique qui parle de grandir, d'aimer, d'accepter
Une histoire servie par une écriture douce et lumineuse,
jamais ennuyeuse, jamais mièvre
Une beauté qui nourrit...
Un livre qui ne me quittera plus
Merci pour ce cadeau du cœur, Regardeuse!
vendredi 12 novembre 2010
Regardeuse a dit…
Plus que ce que lisent les gens, ce qui me plaît par-dessus tout est qu'ils racontent le rapport qu'ils ont à la lecture. Où, comment, pourquoi. Dans leur lit, le métro, en marchant. A quelle fréquence. Comment ils les empilent, sur leur table de chevet, près du canapé. S'ils aiment les prêter. En ont-ils toujours un dans leur sac. Et si oui, est-ce un recueil qui ne les quitte jamais ou celui en cours. J'observe avec quoi ils marquent les pages. Une carte postale, un ticket de bus, un "vrai" marque-page ; certains l'ont même en tissu. J'aime savoir s'ils les achètent, les louent, en acquièrent d'occasion ou ne supportent que les neufs. Si leur boulimie est presque maladive (je ne peux m'endormir sans avoir lu, mon désespoir est indescriptible si aucun ne m'attend). J'aime savoir enfin comment ils décident de lire celui-ci plutôt qu'un autre ; une couverture? un article dans la presse ? un auteur dont ils attendent fébrilement la dernière parution ?
Donc, les listes (moi qui les aime tant) n'est pas ce qui m'attire le plus ; j'aime les secrets, jamais dévoilés, des lecteurs avec LE livre qu'ils ont là, aujourd'hui, sur leurs genoux, l'index glissé entre deux pages...
12 novembre 2010 09:05
jeudi 11 novembre 2010
Chemin faisant, j'ai toujours aimé lire. Une évasion, une ouverture sur le monde quand petite, on est enfermée dans un pensionnat. Un savoureux mélange d'auteurs dûment recommandés et d'autres clairement interdits...
Les premières découvertes...
Colette, son goût pour la vie, ses délicieux excès qui ont enchanté ma jeunesse
« Je voudrais dire, dire, dire tout ce que je sais, tout ce que je pense, tout ce que je devine, tout ce qui m’enchante et me blesse et m’étonne; mais il y a toujours, vers l’aube de cette nuit sonore, une sage main fraîche qui se pose sur ma bouche, et mon cri, qui s’exaltait, redescend jusqu’au verbiage modéré, à la volubilité de l’enfant qui parle haut pour se rassurer et s’étourdir... » Les Vrilles de la Vigne
Robert Sabatier "les allumettes suédoises", une époque aimée et révolue, toute une atmosphère
Balzac, révélation collégienne qui perdure
Muriel Cerf "les rois et les voleurs", mutine, dérangeante, très ...
Baudelaire, l'ivresse et la beauté des mots
Puis ceux qui vous habitent, les prégnants...
Albert Cohen, solaire, "la Belle du Seigneur"
Heinrich Böll, "L'Honneur perdu de Katharina Blum" courageux, "Portrait de groupe avec dame" fascinant
John Irwing "Une prière pour Owen" profond, lu et relu, un livre qui ne m'a plus quittée
Louise Erdrich, "Ce qui a dévoré nos coeurs" dense, superbe
Richard Powers, "Le temps où nous chantions" chef d'oeuvre
Stephan Zweig "Le joueur d'échec" less is more
Ceux qui font du bien...
Paul Auster et "Brooklyn Follies" résolument optimiste et plus complexe qu'il n'y paraît
Marie Rouanet "Nous les filles" nostalgie et souvenirs retrouvés
Jostein Gaarder "le monde de Sophie" interrogatif parce que tout ne va pas de soi...
Merci Enitram, pour cet arrêt sur lecture...mais je vais pester pour en avoir oublié!
vendredi 26 février 2010
le premier amour
Un livre, lu d'une traite! Prendre la route pour l'Italie, avec des escapades, des rencontres, des retrouvailles, des détours et des retours sur un passé qui remonte à la surface.
Une histoire pourtant peu vraisemblable à laquelle j'ai aimé croire! Un rythme vif, des émotions, des états d'âme, de belles phrases, des thèmes plus profonds qu'il n'y paraît, d'intenses interrogations sur ce que l'on est lorsque les enfants quittent le nid, sur ce qu'est le couple aussi!
Ce besoin d'être et de faire quelque chose par et pour soi, retrouver son passé, savoir si on ne s'est pas trompé de vie, se sentir libre, tout quitter alors qu'on prépare une fête pour ses 25 ans de mariage...
Alors éteindre le four, prendre les clés, partir et répondre à l'appel d'un amour de jeunesse.
Et se mettre tout son monde à dos, un mari qui perd le nord, ses filles surtout, qui veulent que leur mère reste seulement mère...
Cap ou pas cap?
Un joli roman avec de beaux personnages qui aurait juste mérité une fin plus ambitieuse...un peu moins inappropriée.
jeudi 18 février 2010
Une âme perdue
Quelques pages italiennes sur cet instant où le voile se déchire, où toutes les pièces se mettent en place et l'évidence s'impose. Ce moment si particulier où l'on se rend compte qu'on le savait presque, c'était là, si près de la surface!
Une histoire autour de ce plongeon qui mène un adolescent de la naïveté de l'enfance à une vision bien plus réaliste du monde adulte, ses hypocrisies, ses turpitudes. Un Turin des années 60 que j'ai connu ainsi, fatigué par le soleil, caché derrière ses persiennes décaties, silencieux, poussiéreux, étouffant! Des personnages si vrais et qui réussissent tout de même à se payer un masque! Magistral! Giovanni Arpino est un grand, il nous rappelle Cesare Pavese.
Son Parfum de femme m'avait émue et longtemps imprégnée.
Ironie, il a fait beau aujourd'hui, un ciel d'un bleu réjouissant pour une longue journée de reprise...
jeudi 29 octobre 2009
Miel, ambre, orangé, l'automne se décline
Le Carrot Cake est déjà loin, bien d'autres ont embaumé la maison depuis.
Chaque jour, je pense au billet que je souhaite écrire et les jours passent...mauvaise conscience...
Trois semaines sans connexion, d'abord ce manque insupportable et la sensation d'être plus isolée, loin, loin du monde, de vous toutes...puis d'autres repères, on retrouve du temps, celui après lequel on court...alors un bien pour un mal, j'ai beaucoup rangé, débarrassé, ma dîme salutaire à The Simple Life...Cette fois j'ai même su jeter des souvenirs du passé...de ceux qui plombent...il y en a encore, mais je ne désespère pas.
Pas trouvé le temps ou l'envie de lire! "Bonbon Palace" un roman turque, toujours ouvert à la page 80, des vies hautes en couleurs dans d'improbables appartements d'un palais décadent, prometteur pourtant...
J'ai compoté des pommes par centaines. La petite reinette "Royal d'Angleterre" a donné une première vraie récolte, pas un gramme de sucre rajouté, juste un peu d'eau et elle se défait en un tourbillon couleur miel dans une délicieuse odeur de pomme des champs, sucré et juste un peu acidulé, un bonheur!
Des pommes juste un peu compotées tant qu'on veut dans un plat à gratin
la pâte à crumble:
100g de farine
100g d'amandes en poudre
100g de sucre roux
le zeste d'un citron bio
100g de beurre en dés
Je mélange les poudres puis du bout des doigts, j'amalgame prestement ce mélange au beurre.
Je dépose les grosses miettes obtenues sur les pommes et enfourne à 180°-th6 pour 30 minutes. Servi chaud, c'est un joli dessert d'automne qu'on peut accompagner de crème anglaise ou d'un nuage de crème fouettée pour les plus gourmands.
La connexion est rétablie, le flux reprend tout doux. Merci à vous tous qui passez ici sans prendre ombrage de ce qui pourrait ressembler à de la désinvolture, mais qui n'est pourtant que l'emprise de l'autre vie...
samedi 12 septembre 2009
Carrot cake for Brooklyn follies
Je manque de temps comme trop souvent. Après avoir installé un garçon à l'autre bout de la France, on s'occupe de la petite fée, qui dispose maintenant d'un studio presque en face de son lycée. J'aime que ce soit cosy alors j'harmonise...jusqu'au Carrot cake qui accompagne le "Brooklyn follies" de Paul Auster qu'elle étudie en cours d'anglais...

Vous avais-je dit que, dans le genre optimiste...trop?...j'ai adoré! N'en doutez pas, c'est un Paul Auster dans la tradition, trop facile pour certains, pour moi...mon préféré, le plus touchant, celui qui permet encore de croire en l'humanité!
Nathan Glass, la soixantaine désabusée, en rémission, n'attend plus qu'une chose, une fin silencieuse à sa vie dont le bilan lui semble tristement ridicule. Il n'imagine pas un instant que le meilleur est à venir. Une histoire réconfortante, New York comme on aime, trois hommes attachants, de beaux personnages féminins, des rencontres et des amitiés, de belles lignes sur Edgard Allen Poe et d'autres intéressantes références littéraires. Quand votre coeur palpite, quand votre sourire illumine jusqu'à vos yeux, alors là, quel enchantement Monsieur Auster! Et entre nous, un livre qui s'ouvre sur "I was looking for a quiet place to die."...moi, je fonds.
Carrot Cake by Rose Bakery
4 oeufs
225 g de sucre en poudre, radapura pour moi
30 cl d'huile de tournesol
400 g de carottes finement râpées
300 g de farine tamisée,
1/2 cuillerée de cannelle en poudre
le zeste d'un citron bio
1 paquet de levure alsacienne
1 pincée de sel
150g de noix hachées
pour le glaçage, si on veut...j'aime mieux sans!
100 g de beurre mou
200 g de fromage frais (carré frais ou st moret)
1/2 cuil. à café de vanille liquide -3 gouttes d'huile essentielle bio de clémentine pour moi-
50 g de sucre glace
Four à 180°C th6
Je bats les oeufs et le sucre pour rendre le mélange mousseux,
je verse le verre d'huile et mélange encore.
Puis j'ajoute la farine mêlée à la levure, la cannelle, le sel, le zeste puis enfin les carottes et les noix.
Je remplis deux moules à cake au 3/4
Je glisse au four pour 45 mn
je laisse refroidir dans les moules
Pour le glaçage, je fouette le fromage et le beurre, puis j'ajoute le sucre glace et l'arôme choisi.
J'avais égaré ma vieille recette so délicious but...heavy. J'ai tenté ce que je trouvais sur le net ou dans les magazines...sans être convaincue. Et au détour du livre des recettes du Rose Bakery, ce cake! J'aime...ce sentiment que chaque bouchée vous fait vraiment du bien. Pas une once de culpabilité à l'heure du thé. Chapeau bas Rose! Votre succès est amplement mérité! Votre philosophie du moins sucré, sain, simple et bon, est une réussite. Les soupes aussi, sont délicieuses, les tartes aux légumes...Oooooh et la tarte aux noix! Oui, la tarte aux noix!!!
dimanche 19 juillet 2009
Le Paradis perdu de Mercury
Blog-o-book m'a proposé de lire ce livre et de le commenter. J'ai dit "Pourquoi pas!". Alors merci à toute l'équipe!
Une boucle bouclée, l'histoire d'une vie, celle de Finus Bates, un homme qui a la malchance de tomber amoureux pour la vie de Birdie qui elle, ne le sera jamais. Elle traversera le siècle avec l'élégance et l'invraisemblable beauté des héroïnes de John Irving.
Tout au long de ce parcours d'amitié amoureuse, ce sont aussi les destins chassés-croisés des habitants d'une ville oubliée d'une Amérique dans les années 1900, qui prennent une dimension universelle par la grâce d'un regard plein d'humanité.
Des secrets inavouables, la noirceur de certaines âmes qui n'a rien à voir avec le noir de la peau, une ségrégation pesante, la violence tapie sous le sens des convenances qui opprime d'abord les femmes mais pas seulement, l'atmosphère poussiéreuse des États du sud et heureusement, un amour lumineux qui transcende tout, ne m'ont permis de fermer ce livre qu'une fois les dernières lignes lues...
Un espace temps parfois déconcertant, comme une marelle où l'on saute à cloche-pied jusqu'au ciel, des chapitres aux titres-bijoux et une plume vivace, je vous lirai encore, Brad Watson!
Cependant à ranger sur l'étagère la plus haute de la bibliothèque, hors d'atteinte des petites mains!
extrait comme chez "Regardeuse"
vendredi 8 mai 2009
Un brillant avenir

Un livre important pour moi, un cadeau de Regardeuse, plus qu'un cadeau d'ailleurs. Alors...
Une histoire forte, du vécu indéniablement...une histoire dans laquelle je me suis retrouvée, tout comme j'y ai trouvé beaucoup de ma mère.
Aux rapports belle-mère-belle-fille compliqués comme peut l'être la vie, Catherine Cusset oppose la force de caractère d'Helen-Elena -celle des femmes des pays de l'Est qui, en alliant volonté, détermination, ambition et un brin de paranoïa réalisent leur rêve-
à cette insolente facilité pour traverser la vie de Marie, l'épouse du fils tant aimé.
En virtuose, elle nous fait remonter l'histoire de la Roumanie de Ceausescu, d'Israel et ses conflits, jusqu'au rêve américain. Ce bonheur à portée de main, qui se dérobe parce qu'on n'est pas taillé pour savoir en profiter, la douleur pour surmonter les obstacles, les difficultés, l'antisémitisme, la mort, tout est dit avec une grande tendresse.
Et ces liens qui se tissent lentement entre ces femmes, une belle note d'espoir au delà des incompréhensions!
Un livre qui questionne, qui interpelle...Une bouleversante histoire dont je ne sors pas indemne...
Regardeuse, merci!
lundi 23 mars 2009
Café-café...
L'instant qui a illuminé ma journée...une boîte mail qui s'ouvre et un nom qui me surprend autant qu'il m'émerveille...Joëlle Tiano...Oui! le gâteau café-café!!! Oui, oui l'auteur de cette belle histoire!
Elle, sensible à ce billet, à notre émotion, notre plaisir à lire son texte-bijou! Une bien belle personne...
Une chose qu'on imagine même pas lorsqu'on laisse sur la toile son fouillis d'impressions, de sentiments, de commentaires.
Un bonheur, alors qu'elle aurait pu détester l'idée du livre-voyageur...
Une belle personne, mais en la lisant, nous le savions déjà.
Elle, sensible à ce billet, à notre émotion, notre plaisir à lire son texte-bijou! Une bien belle personne...
Une chose qu'on imagine même pas lorsqu'on laisse sur la toile son fouillis d'impressions, de sentiments, de commentaires.
Un bonheur, alors qu'elle aurait pu détester l'idée du livre-voyageur...
Une belle personne, mais en la lisant, nous le savions déjà.
vendredi 13 mars 2009
l'enchanteur et illustrissime gâteau café-café...
L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson, de Joëlle Tiano
Des phrases comme une musique pénétrante, sensuelle et douce-amère, l'atmosphère surannée des colonies, moiteur et bienséance, toute une époque révolue rythmée par une recette, ce cadeau de mariage qui a permis à Irina l'exilée, de trouver sa place et qui perpétue la mémoire...
Tout au long de sa vie, ce gâteau fait avec ce soin qu'on apporte aux choses précieuses, a marqué jours de fêtes, deuils et douleurs...
C'est aussi l'histoire d'une lignée de femmes, une histoire pleine d'humanité.
Un si joli texte, bien trop court, qu'en vraie gourmande j'aurais souhaité goûter plus encore...
Un bon livre-voyageur...on s'inscrit?
les premières,
LG, Regardeuse, ValérieL, Ariane, Bridget, Garance, Vichka, Anna et Clob -Clob qui me désole en ne me renvoyant pas mon livre voyageur malgré mes demandes répétées... edit du 11 septembre 2009-
si j'ai bien noté, sinon n'hésitez pas à me le faire savoir...
Agréable surprise, cette recette suivie à la lettre qui pourtant m'avait laissée dubitative, une texture et une finesse qui rappelle le gâteau Opéra et son sublime biscuit joconde...Un huit-parts dont personne n'a laissé une miette...La prochaine fois, je le glacerais avec une ganache au café.
jeudi 12 février 2009
4ine et les mots des anges
"sans titre" Laurent Audinet
Dans ma boîte aux lettres virtuelle aujourd'hui, un envoi que je n'ose attendre, je crains toujours que 4ine se lasse. Chaque numéro un peu particulier, un peu philosophique, un peu esthète, m'autorise des rencontres rares avec des personnes extraordinaires, une photo préférée, un mot-merveille, un secret de la nature révélé ou une recette de cuisine sortie tout droit de sous la toque d'un passionné-cuisinier...
Si vous aimez être émus, étonnés, transportés c'est par là...
jeudi 30 octobre 2008

Immense! Vertigineux! Seuls les superlatifs me sont venus à la lecture de ces huit cents pages qui cernent la complexité de l'identité du peuple américain en évitant tous bons sentiments.
Ample, dense, une très belle écriture, ce livre est de ceux dont on sait qu'il faudra y revenir. Inspirant de riches pensées autour de la couleur bien moins "united" qu'on le croit, la relativité du temps, la musique aussi, la grande dont la passion garde la réalité au loin, protège l'enfance innocente et le nid d'une musicienne, noire, catholique et d'un physicien blanc, émigré juif allemand.
Mais la vie, comme l'eau, n'aime pas les voies toutes tracées. La vie aime les complications, les accidents, les turbulences et leurs trois enfants auront des destins très différents, entre amour et haine, aveuglements et lumières, reniements et transgressions...
Si dans quelques jours, Barak Obama devient le premier président noir des Etats-Unis, l'Amérique aura franchi ce pas immense pour l'humanité, bien plus encore que le pas sur la Lune d'Armstrong. Les David et les Délia oseront espérer un monde un peu meilleur...
edit du 5 novembre 2008 : Work is done!
dimanche 31 août 2008
Trois hommes sur un bateau...
samedi 28 juin 2008
Monsieur Larousse cuisine...

Parfois j'essaie de calculer le nombre de repas que j'ai pu cuisiner...ça me donne le vertige. Avec une grande famille, je savais cette donnée non négociable, j'avais donc décidé que jamais je ne m'ennuierais devant les fourneaux. Pour ne pas perdre le plaisir de cuisiner, régulièrement je lis une impressionnante littérature culinaire.
Entre les bibles des Grands Chefs, les livres séducteurs de Chefs moins étoilés mais plus médiatiques, les livres mono-maniaques "le macaron" "la verrine" "les muffins" ad nauseum, les carnets éclectiques des Editions de l'Epure, il y a une incroyable pléthore d'éditeurs et d'édités...J'ai cru comprendre que chez Larousse, la tendance vient d'outre-atlantique avec ses auteurs encore peu connus en France.
Je suis tombée sur celui-ci et sa multitude de photos d'une efficacité remarquable. On suit volontiers cette exaspérante housewife néo-zélandaise dans ses jardins du Central Otago, celui de Wanaka et sa cuisine. Elle parle de l'influence de ses voyages sur les plats qu'elle prépare l'Italie, le Maroc, la France dans une assiette... et pourtant au détour d'une page, on retrouve bien vite une trace de l'endroit d'où l'on vient...nos origines s'expriment toujours dans nos casseroles. Passé l'agacement, j'ai souri devant la salade marocaine de fruits de mer dont la sauce est une mayo parfumée de coriandre...autre étonnement dans le chapitre "Saveurs du Maroc", une salade de pommes de terre assaisonnée avec une pâte de chermoula mélangée à l'omniprésente mayonnaise...là de très jolis rouleaux de printemps au poulet et à la menthe sont supposés faire trempette dans un bol de sauce où le beurre de cacahuète est simplement dilué dans l'eau bouillante, histoire d'évoquer une sauce satay un peu basique...l'Italie se sentirait bien un peu trahie par la salade de tomates "à l'italienne", tomates et feta...
Monsieur Larousse a visiblement déjà intégré que ses lecteurs sont de la génération Mdo.
Ce livre fait tout de même de la place à de bien jolies propositions rythmées par les saisons, connues mais qu'on oublie parfois...
Alors je retourne à mes bruschettas de courgettes au basilic et de petites brochettes de poulet mariné au citron et aux herbes
Bon dimanche
lundi 14 avril 2008
jardin imaginaire, jardin secret
Inspiré par les jardins de Pareillas eux-même inspirés par les passeurs d'imaginaires ...
Une petite fille sage, trop sage était plongée dans un livre qui absorbait toute son attention au point d'agacer prodigieusement son entourage dans cette salle de lecture du Pensionnat Notre Dame de la Miséricorde qui portait mal son nom...
"Le jardin secret" de Frances Hodgson Burnett, un leg de l'époque victorienne à la littérature enfantine, a su enflammer l'imaginaire de tant d'enfants.
Mary Lennox, orpheline, est recueillie par un oncle austère. Elle découvre derrière une lourde porte, un jardin abandonné. Elle le fait revivre, il devient son royaume. Un royaume qui va s'étendre à tous les habitants du manoir. Mary se cache toujours dans un coin de ma tête... Même si maintenant le Giardino segreto à l'italienne m'attire davantage, avec ses racines puisées au Moyen Age, simple hortus conclusus dont les carrés symboliques conviennent à mon potager avec son rond au centre qui accueille selon les années, une pyramide où grimpent melons ou pois de senteur, ou un bain d'oiseau en fonte qui fait miroir...
Mais le plus doux, le plus tendre, mon jardin secret veut du temps pour devenir le plus joli des secrets, la patine qui poétise ne se décrète pas...Des feuillages impénétrables, des grilles de fer forgé, la rouille et la mousse verte ou dorée lui vont très bien, l'opulence des rosiers de mai aussi...Il aime être exubérant et parfumé mais aussi calme et mystérieux...le bourdonnement des insectes lui plaît... les digitales blanches qui se balancent, les épis de la lavande qui embaument, les roses aux douces évocations, Pénélope, Jaune Desprez, Neige d'avril, Cornélia, laissent s'évader les pensées.
L'Homme sur la colline m'a offert un carré de zinc gravé de ces mots "le coin des rêveurs" qu'il espère me voir suspendre dans le seringat "Belle Etoile" au dessus du lit d'enfant en fer qui fait divan... pour que mon jardin secret soit un peu le sien...
Le temps où nous chantions

Je n'en reviens pas, commandé chez Dame Amazon sur Market Place le samedi 12, livré le lundi 14...Il fait fort ce vendeur, la poste aussi...
Avant je voulais lire "Corps et âme" de Frank Conroy commenté élogieusement par Regardeuse...
Et aussi les livres recommandés par Gracianne...
Promis, je les lirai.
Ce sera d'abord Richard Powers.
Inscription à :
Articles (Atom)













