mardi 18 août 2009

Cheesecake d'été


Les vacances heureuses n'ont pas d'histoire. Ou alors de toutes petites, de celles qui sentent bon le soleil, le temps qui s'écoule doucement, de la sieste près du jasmin et les volets qui repoussent la canicule, des longues soirées sous le ciel étoilé à jouer au scrabble ou au tarot, des vieilles photos qu'on retrouve au gré des petits rangements...elles ont aussi l'odeur citronnée de la verveine qui rend l'eau encore plus désirable, délectable, celle du basilic qui imprime sa marque à chaque plat d'été, celle du linge repassé à la fraîche, celle de l'ambre solaire de notre enfance distillée par la belle de nuit, mirabilis jalapa, sans laquelle notre jardin ne serait pas aussi estival.
Les rumeurs du monde restent au dehors pour un temps encore...


Le plus simple des cheesecakes:


pour huit gourmands mais pas trop
1 paquet de Speculoos
60g de beurre fondu
600g de fromage frais type Philadelphia ou St Moret
1/2 citron Bio
150g de sucre
2 oeufs

Je mixe les biscuits puis j'ajoute le beurre fondu. Je tapisse un moule amovible de ce mélange en remontant sur les bords.
Je pose au frais une heure.
Le fromage est fouetté avec le sucre, le jus et le zeste râpé du citron, j'ajoute les deux oeufs légèrement battus, mélange et verse sur la pâte refroidie.
Je glisse au four chaud (200°) et mais baisse le thermostat à 180° pour 50 minutes.
Je le laisse refroidir puis lui permets de reposer 3h au frais.

Je sers avec un coulis de fruits rouges ou comme ici les mirabelles du jardin d'Agathe, juste plongées dans un caramel blond.

vendredi 7 août 2009

Festina lente...


"Toute follette, l'abeille s'est roulée dans le pollen..."c'est l'Homme qui fixe cet instant qui l'enchante
un click sur la photo et c'est bien mieux...

Hâte-toi lentement...tant à faire évidemment mais décider de prendre son temps, sans le perdre...les vacances sont un moment précieux...Seaux, chiffons et Cie font une maison propre après la période folle, veille de vacances, où les heures au bureau ne se comptent pas, les vitres brillent autant que le soleil d'août. Les tapis sont doux sous les pieds nus. Rien ne traîne...je me sens apaisée.
Le changement de rythme surprend et prendre ses marques demande un peu de temps. Le bonheur? se réveiller doucement dans des draps frais, un rayon de soleil qui taquine l'oeil, l'odeur du rosier "Desprez" qui profite de la fenêtre ouverte pour s'épanouir et dans une tête encore embrumée, savoir qu'on fera ce qu'on voudra de sa journée...
Décider de ne pas passer trop de temps en cuisine! Les légumes du potager le permettent. Crus ou sautés allegro, ils sont délicieux et nous suffisent...juste un petit morceau de fromage de chèvre du marché, un fruit et le bonheur est sur la table...
Trois jeunes ce soir au dîner? alors un petit gâteau facile, sans farine et sans beurre, parfumé à la clémentine...celui de Trich Deseine.


La veille, elle poche deux oranges ou une orange et deux clémentines bio pendant 2 heures.
Le jour même, elle allume son four sur 190°.
Le moule à manqué est beurré (je préfère poser une feuille de papier cuisson)
Elle mixe les fruits en purée.
Elle bat 6 oeufs à la fourchette, ajoute la purée d'agrumes, 1 cuillère à café de levure, 250g de sucre en poudre, 250g d'amandes en poudre, 1 cuillère à café d'eau de fleur d'oranger si on aime (j'ai mis cinq gouttes d'huile essentielle de clémentine qui vient de là)
Elle mélange bien et verse dans son moule.
Elle le pose dans son four pour une petite heure (50mn à 180°pour moi)
Puis quelques minutes pour refroidir, et elle mélange 5 à 6 morceaux de sucre blanc La Perruche écrasés grossièrement et le jus et le zeste d'un citron (plus trois gouttes d'huile essentielle de clémentine bio pour moi)
Elle nappe le gâteau encore chaud avec une cuillère et voilà une délicieuse croûte craquante et parfumée! C'est si délicieux que je lui ai chipé la méthode pour mon gâteau chocolat...
Beau et bon, l'efficacité anglo-saxonne of course!

samedi 25 juillet 2009

Au menu ce week-end...



Nous aurons la tête dans les étoiles... Saturne en début de nuit, des poussières brillantes et filantes et les trois belles Deneb la queue du Cygne, Véga la belle bleue de la Lyre, et Altaïr de l'Aigle qui assurent le spectacle et allument notre ciel d'été...
Sur la table ce soir, des petites choses qui se mangent à la main ou à la cuillère, pizza à la parmigiana, caviar d'aubergine-coppa grillée, guacamole, tzatziki, gressins et San Daniele, cake à l'anchois et au safran
pot de crème au "thé du Harem" comme chez Garance , mousse au chocolat Pierre Hermé

Pour les autres repas, lasagne très verte, saltimbocca à la romaine, vitello tonato, pêches blanches-granité verveine, oeufs à la neige, fruits rafraîchis...

dimanche 19 juillet 2009

Le Paradis perdu de Mercury


Blog-o-book m'a proposé de lire ce livre et de le commenter. J'ai dit "Pourquoi pas!". Alors merci à toute l'équipe!

Une boucle bouclée, l'histoire d'une vie, celle de Finus Bates, un homme qui a la malchance de tomber amoureux pour la vie de Birdie qui elle, ne le sera jamais. Elle traversera le siècle avec l'élégance et l'invraisemblable beauté des héroïnes de John Irving.
Tout au long de ce parcours d'amitié amoureuse, ce sont aussi les destins chassés-croisés des habitants d'une ville oubliée d'une Amérique dans les années 1900, qui prennent une dimension universelle par la grâce d'un regard plein d'humanité.
Des secrets inavouables, la noirceur de certaines âmes qui n'a rien à voir avec le noir de la peau, une ségrégation pesante, la violence tapie sous le sens des convenances qui opprime d'abord les femmes mais pas seulement, l'atmosphère poussiéreuse des États du sud et heureusement, un amour lumineux qui transcende tout, ne m'ont permis de fermer ce livre qu'une fois les dernières lignes lues...
Un espace temps parfois déconcertant, comme une marelle où l'on saute à cloche-pied jusqu'au ciel, des chapitres aux titres-bijoux et une plume vivace, je vous lirai encore, Brad Watson!

Cependant à ranger sur l'étagère la plus haute de la bibliothèque, hors d'atteinte des petites mains!


extrait comme chez "Regardeuse"

samedi 18 juillet 2009

Au menu ce week-end...

soupe de soie, épaule d'agneau en croûte d'herbes, salade César, brochettes de poulet au citron, brouillade et crème de basilic, beignets d'aubergines, curry de légumes, poivrons grillés, keftas, sorbets "maison" myrtille et verveine-citron,

mardi 14 juillet 2009

L'été dans un bocal


Le plaisir de se trouver ensemble, même si certains manquent encore...Je reconnais qu'on ne pense pas beaucoup à célébrer le 14 juillet, mais la grande table est joyeuse! Alors cette petite terrine d'été y participe avec sa simplicité et tout ses parfums.




Pour six petits bocaux

450g de thon au naturel
500g de coulis de tomate -maison c'est mieux-
1 courgette en petits dés
4 gousses d'ail hachées
1 cc de curry -celui "à l'ancienne" de Bruno est à tomber-
3 tranches de pain rassis, mixées en chapelure grossière
4 oeufs
20cl de crème fraîche épaisse
origan, basilic, thym, et de la livêche pour sa fraîcheur

Je fais chauffer un peu d'huile d'olive, je fais fondre les petits cubes de courgettes, puis j'ajoute l'ail et très vite le coulis de tomate, le curry, les herbes, et laisse doucement confire une dizaine de minutes pour que l'eau des légumes s'évapore.
J'effeuille le thon et le verse dans la casserole, mélange et laisse tiédir. Encore les oeufs et la crème, et je remplis les petits bocaux ou autres ramequins.
Un petit tour au four, 20mn à 180°-TH6
Ici elles se savourent tièdes ou rafraîchies, accompagnées de tartines grillées et de pesto maison.

dimanche 12 juillet 2009

Ciel bleu, mer d'huile...


Je suis désolée d'avoir déserté et vous remercie pour vos petits messages plein d'amitié! Je devrais, comme toute gentille bloggeuse qui se respecte, avertir de cette pause. Mais j'imagine à chaque fois que demain, c'est sûr, je prends le temps! Et.........et non...

Mais aujourd'hui, grand calme, la fée est en Norvège pour trois pleines semaines, les examens et les concours sont passés...Alea jacta est...les horaires des trains oubliés, les déménagements et états des lieux derrière moi, les hommes partis pour la journée, c'est une parenthèse trompeuse comme l'oeil du cyclone qui s'est ouverte, une plage vide dont je compte savourer chaque instant, de la première tasse de thé très tôt ce matin jusqu'à la course des petits moutons blancs dans le ciel de cette indolente après-midi...

La grande tablée attendra demain, pas de vrai repas aujourd'hui, pas de montagne de casseroles, de piles d'assiettes et de verres, le bonheur d'une cueillette très simplement! Le jardin est généreux, courgettes, salades, tomates, framboises...à la hauteur du travail accompli! Le tout premier bulbe de fenouil est pour moi! Si minuscule qu'un bol à thé lui suffit, tendre et parfumé, délicieux avec le basilic pourpre, un trait de citron et deux gouttes d'huile d'olive, une tranche de jambon italien, quelques olives, pour finir des framboises au parfum presque indécent, le bonheur!

Le silence aussi, seul le bourdonnement des abeilles et les chants d'oiseaux...le bonheur je vous dis!


Seules, les fleurs du rosier "Alistair Stella Gray" se consomment sans modération...